Katmandou l’effervescente

Présentation de Katmandou

 

L’arrivée à l’aéroport international de Tribhuvan est déjà une plongée dans Katmandou. De bric et de broc, brouillon, déconcertant, le lieu étonne voire déroute le voyageur occidental. Rejoindre la porte de sortie pour atteindre les taxis et les voitures de service révèle déjà l’ambiance de la ville : le bruit, la foule, les encombrements, la musique, les odeurs, le racolage des chauffeurs de taxi. Il y a de quoi perdre la tête et peut-être inquiéter. Mais, ce qui surprend très tôt, c’est que cette ville très polluée dont les services publics sont souvent en déshérence et dont la pauvreté affleure à tous les coins de rue, particulièrement dans sa banlieue, peut séduire. Cette impression se confirmera dès les premiers pas dans les quartiers. Il y a plusieurs explications à ce paradoxe.

D’abord, elle est encore nimbée de son histoire récente qui la relie au mouvement hippie des années 1960. Ensuite, elle est marquée par une vie spirituelle intense au croisement de l’hindouisme, du bouddhisme et même de l’islam. Aussi, elle a été pendant longtemps et encore aujourd’hui, la première étape des alpinistes à l’assaut des grands sommets himalayens, qui se détachent en arrière-plan de la ville.  Enfin, son centre est tout à la fois un formidable musée et un bazar à ciel ouvert, fait de temples et de sanctuaires, de petites échoppes accolées les unes aux autres sur des rues entières, de cafés minuscules, de restaurants imprévisibles, d’hôtels aux prestations très contrastées.

Bref aperçu historique sur Katmandou

 

Les visiteurs auront très vite conscience de la grandeur et de la variété de l’histoire de la ville, tant celle-ci imprègne de nombreuses places, monuments, bâtiments, édifices religieux. Fondée au X° siècle, son histoire et son architecture sont marquées par le bouddhisme et l’hindouisme. C’est au XVII°siècle que Katmandou fut instituée capitale du Royaume du Népal, placée sous l’autorité de la dynastie des Shah. A compter de cette époque, le statut de capitale du royaume va donner à Katmandou un rôle central dans la vie politique et sociale du Népal jusqu’à nos jours. En juin 2001, c’est dans leur palais à Katmandou que toute la famille royale fut assassinée. Après cette disparition brutale, Katmandou va vivre une période très troublée jusqu’à l’instauration d’une République en 2006. La situation politique va alors en s’apaisant quand survient un terrible tremblement de terre le 25 avril 2015. Ce fut un véritable désastre pour le patrimoine architectural de la ville. La plupart des monuments historiques et religieux furent atteints et pour certains d’entre eux détruits. Leur réhabilitation prendra sans doute des dizaines d’années. Ce fut aussi un désastre social pour les habitants de Katmandou qui sont pour leur grande majorité des déracinés récents, vivant chichement dans des banlieues dépourvues de services publics. Cette pauvreté s’explique par les troubles politiques, les faibles ressources naturelles, une économie moribonde mais aussi par une croissance exponentielle de la population de la ville qui aujourd’hui atteint 1 500 000 habitants environ, pour 120 000 en 1960. La ville est aujourd’hui à l’image du pays, une grande mosaïque culturelle et religieuse. Les habitants sont originaires des ethnies Newar à 29,6%, Matwalis à 25,1%, Khas Brahmins à 20,51% et Chettris à 18,5%. On y parle le népalais, l’hindi et l’anglais.

 

Que voir/ Que faire/ Que visiter sur place

 

Katmandou est une ville pauvre et mal en point. L’entretien de la voirie est catastrophique, l’enlèvement des ordures ménagères est aléatoire, les logements sont souvent insalubres, les hôpitaux souffrent de sous équipement, les écoles publiques peinent à dispenser un enseignement de qualité, la police suscite de la méfiance dans la population. Mais, au milieu de cet abandon, subsiste quelques occasions de s’émerveiller. La visite de quelques quartiers du centre de la ville et d’une partie de la périphérie peut procurer de belles émotions culturelles et artistiques.

Le lieu de ralliement du tourisme de masse est d’abord le site de Durbar Square, classé patrimoine mondial par l’Unesco, qui s’étend sur trois imposants quadrilatères reliés entre eux en plein centre-ville. Ce n’est pas un hasard car sa visite en vaut la peine. Malgré la destruction partielle du site, il faut prendre le temps de s’arrêter devant ou dans chacun des monuments qui le composent. Entre autres :

– Kumari Bahal, maison du XVIII siècle qui abrite la Kumari une fillette Newar prétendue déesse.

– Maju Deval, temple à triple toit posé sur un énorme socle d’une dizaine de gradins propices à  la contemplation de la place. En reconstruction après le séisme de 2015.

– Trailokya Mohan Narayan, temple à triple toit également mais plus bas que le Maju Deval. En reconstruction.

– Jagannath Temple, décoré de motifs érotiques.

– Taleju Temple, le plus beau temple mais toujours fermé ou presque. Taleju était la déité tutélaire des rois Malla, c’est une incarnation de Durga, elle-même incarnation de Parvati.

– Bhagwhati Temple, avec son triple toit, il fait partie de l’Hanuman Dhoka.

  • Hanuman Dhoka ou Palais Royal, intègre tout un complexe de temples, de cours et de bâtiments administratifs ainsi que le Musée Tribhuvan. En consolidation.

Élargissant le cercle des visites, des ballades depuis Durbar Square vers le quartier de Thamel, permettent de belles découvertes architecturales et de se plonger dans la vie commerçante de la ville. Au nord-est de Durbar Square, il faut se perdre dans le dédale de ruelles entrecoupées de placettes très animées. Vous y découvrirez des petits temples, des sanctuaires, des cours très fréquentés par les habitants. De la place d’Asan Tole en passant par le temple Seto Machhendranath pour déboucher sur la rue très commerçante Indra Chowk vous poursuivrez votre promenade, portés par l’animation débordante. Plus au nord, dans Thamel, l’atmosphère change. C’est le quartier touristique avec ses hôtels et restaurants, ses commerces de vêtements, de matériel de montagne, de bibelots, de souvenirs. Un voyageur à la recherche de l’authentique et du local pourrait être tenté de fuir. Pourtant l’ambiance particulière, faite aussi de gaieté et d’exubérance orientales, mérite de s’y plonger pour flâner, boire un verre, diner. On s’y détend à la condition de ne pas y passer trop de temps au risque de se lasser. Si cela se produit, vous pourrez alors retrouver un peu de calme et de verdure au Garden of Dreams pour y boire un verre ou pour le gourmand s’offrir une pâtisserie au Kaiser Café.

 

A l’est de Thamel deux quartiers plus haut de gamme autour du palais des derniers rois du Népal. Le palais entouré de hauts murs peut se visiter. Au sud Durbar Marg et ses jolis boutiques sans oublier le mythique hôtel Yak & Yeti et au nord Lazimpat le quartier des ambassades et ses hôtels étoilés.

 

 

Quelques recommandations pour rendre la découverte de Katmandou plus forte et plus riche

Loger au centre.

C’est en logeant dans Thamel que votre séjour se révèlera plus agréable. Vous pourrez vous déplacer aisément dans le centre-ville sans avoir à utiliser des taxis, des tuktuks (les triporteurs taxis) ou les poussepousses. La marche à pied vous assurera une aisance agréable.

Visiter tôt et accepter de se perdre.

Pour visiter Durbar Square mieux vaut se lever tôt pour éviter les cohortes de touristes. L’espace à visiter est très dense sur une superficie réduite. Votre déambulation sera inspirée par ce que proposent les guides touristiques mais il faudra accepter aussi de se perdre dans la ville. Une légère inquiétude à l’idée de ne pas retrouver son chemin peut aussi enrichir vos impressions et nourrir votre dépaysement.

Marcher à pas lents.

Prendre le temps d’une visite à pas lents vous assurera plus de plaisir, d’occasion de rencontres. Avancer en ouvrant les yeux, s’asseoir sur les bords des trottoirs, sur les margelles aménagées des temples ou des sanctuaires, ne pas hésiter à se glisser dans des passages ou des ruelles qui souvent débouchent sur des placettes peu fréquentées, se laisser tenter par un thé ou un café proposé à même la rue sont autant de façon de se laisser imprégner de la ville et de ses habitants.

S’intéresser, regarder et peut être tenter de bavarder.

Tout n’est pas écrit dans les guides, la découverte de la ville ne consiste pas seulement à baliser les monuments « à ne pas manquer ». Il faut prendre le temps de s’intéresser au détail, au minuscule , ou même à l’anodin. Pour y parvenir il faut ne pas s’astreindre à respecter le programme mais au contraire s’arrêter lorsqu’il se passe quelque chose qui peut être : un cordonnier au travail, un coiffeur chantant, un boucher bataillant pour découper sa viande au milieu d’une nuée de mouches, des gamins affairés autour d’un jeu de billes, … Si l’occasion d’amorcer une conversation avec un commerçant, un artisan, un serveur de bistrot se présente, il ne faut pas hésiter à se débarrasser de la gêne à bredouiller en anglais. L’émotion même mince sera au rendez-vous.

Vie nocturne.

La vie commerciale de Katmandou cesse tôt le soir vers 19h 30. Les habitants rentrent chez eux. Pour les touristes, il reste les cafés, les restaurants et quelques rares échoppes dans Thamel. Quelques bonnes adresses glissées dans les guides feront des heureux. Mais, l’effervescence joyeuse de la journée aura disparu. Il est donc préférable de profiter de la journée pour découvrir Katmandou. L’entrée de Durbar Square devient gratuite en fin de journée…

 

Que faire aux alentours de Katmandou

Les sites historiques ou religieux autour de Katmandou ne manquent pas : Swayambhunath Bhaktapur (Bhadgaon), Pashupatinath, Bodhnath, Patan (Lalitpur), Kirtipur, Dakshinkali, …  Il vous sera difficile de tous les visiter sauf à séjourner plus d’une semaine. Mais, prendre un taxi ou un bus local pour découvrir l’un ou l’autre complétera vos premières impressions. Même si les distances du centre de la ville sont courtes, il vous faudra prévoir une demi-journée voire la journée entière pour une visite d’un des sites.

Parmi la dizaine de destinations intéressantes aux alentours de la ville, deux devraient particulièrement vous séduire : Swayambhunath (Swayambu) et Bhaktapur.

 

Visiter Swayambhunath

Le temple bouddhique de Swayambhu, appelé aussi Monkey Temple (il est fréquenté par des singes macaques) est perché sur une colline à 2 km à l’ouest de Katmandou. L’élément principal en est un grand stupa, à la partie supérieure dorée avec ses 4 paires d’yeux, entouré de temples et de sanctuaires. C’est un site très touristique mais sa visite peut être instructive et distrayante. Pour cela quelques suggestions très pratiques qui vous assureront une visite agréable. Comme le temple est proche de la ville, n’hésitez pas à vous y rendre à pied. La traversée des faubourgs de Katmandou est vivante et pittoresque, et la montée finale vers le temple offre des paysages magnifiques. Deuxième suggestion, n’hésitez pas à vous y rendre tôt le matin. Comme le site est très fréquenté, la foule fait vite écran.

 

Visiter Bhaktapur (Bhadgaon)

Le centre de la ville de Bhaktapur est splendide. C’est probablement une des plus belles villes de la périphérie de Katmandou (à 13 km à l’est). Elle est parsemée de palais, de temples et de superbes demeures qu’on découvre en déambulant dans les rues piétonnes du centre-ville. Malgré les dégâts provoqués par le tremblement de terre d’avril 2015, le charme subsiste. Vous y passerez une journée sans vous lasser.

Après avoir traversé le magnifique Durbar Square une rue descend à la place Taumadhi où s’élèvent le temple de Nyatapola à 5 toits et le temple de Bhairab. En poursuivant par la rue principale et ses commerces vous arriverez à la place Tachupal avec d’autres temples et un grand bassin.

Pour s’y rendre et donner plus d’authenticité à votre escapade n’hésitez pas à vous y rendre en bus local. Cela prendra un peu de temps (entre une heure et une heure et demi), mais l’ambiance est assurée. Facilités pour dormir sur place.

Visiter Pashupatinath

Le temple de Pashupati, une des incarnations de Shiva, est le plus vieux et le plus sacré des temples hindous de Katmandou et même du Népal. Des milliers de pèlerins le visitent toute l’année. Il est situé à l’est de Katmandou sur la berge de la rivière Bagmati, sacrée elle aussi car se jetant dans le Gange. L’entrée dans l’enceinte du temple principal est interdite aux non-hindous.Sur les gaths (les berges de la rivière) vous pouvez assister à des crémations, à de petites  pujas familiales tenues par des prêtres  Brahmanes, au farniente des sadhus.

Pour la fête de Shivaratri des centaines de sadhus s’y retrouvent pour une immense partie de fumette, cannabis pour tous.

 

Visiter Bodhnath

C’est le plus grand stupa d’Asie et peut-être du monde. La communauté Tibétaine s’y est installée après l’occupation chinoise du Tibet. Allez-y tôt le matin quand des centaines de Tibétains en font la circumambulation avec leur moulin à prière tout en récitant le mantra « Om Mani Padme Hum ».

Quartier Tibétain oblige, de nombreux monastères se sont implantés tout autour dont celui de Shechen où vous rencontrerez peut-être Matthieu Ricard…

Côté pratique, vous pouvez prendre votre petit-déjeuner sur une des terrasses restaurants qui surplombent le site et passer un agréable moment à contempler l’animation qui va croissante au fil de la matinée. Ici aussi facilités pour dormir sur place.

Visiter Patan (Lalitpur)

Plus ancienne que Katmandou et Bhaktapur la ville de Patan, au sud de la rivière Bagmati,  vaut bien une visite. Son Durbar Square tout en longueur illustre à merveille l’architecture Newar.

Le Palais Royal qui occupe tout un côté est un véritable enchantement avec sa façade délicatement ouvragée, ses cours et bassins. Au centre du Palais se dresse le Temple Taleju qui domine la place.

Franchissez la Porte d’Or et vous ne serez pas déçu de la visite du musée intégré au Palais qui expose dans plusieurs salles une collection d’art religieux hindouiste et bouddhiste remontant jusqu’au X-ème siècle.

C’est à Patan que sont fabriqués la plupart des statues en métal et des tapis de laine vendus à Katmandou. Autant en profiter.

Visiter Kirtipur

Encore une belle cité médiévale à 5 km au sud-ouest de Katmandou. Un des fleurons de l’architecture Newar. Les temples sont situés sur les parties les plus hautes du village. On peut y voir également d’étonnants temples-stupas bouddhiques.

 

Visiter Dakshinkali, Pharping et Dollu

Âmes sensibles s’abstenir. À une vingtaine de km au sud de Katmandou ce temple est dédié à la déesse Kali, une incarnation sanguinaire de Parvati l’épouse de Shiva. Les mardis et samedis le sang coule à flots. Les pèlerins hindous viennent y sacrifier poulets, chèvres, cochons… Les prêtres du temple se chargent de la décapitation et de l’aspersion du sang. Ensuite l’animal est récupéré et cuisiné sur place en un immense pique-nique.

Au retour de Dakshinkali arrêtez vous à Pharping et à Dollu. Ici se sont installés de nombreux tibétains et les monastères bouddhiques se multiplient au fil des ans. On en aperçoit plusieurs depuis la route.

Assister à une fête

Les fêtes sont innombrables et s’égrainent tout au long de l’année.

La plus importante est Dasain qui dure 15 jours entre la nouvelle et la pleine lune du mois de Ashwin (septième mois du calendrier luni-solaire hindou), soit Septembre ou Octobre selon les années. Elle commémore la victoire de la déesse Durga sur le démon Mahishasura, bataille qui dura neuf jours. Les 8ème et 9ème jours de la fête des milliers d’animaux sont sacrifiés partout au Népal, du poulet au buffle. Le sang coule à flot et on en bénit tout ce qui est utile dans la vie courante, des instruments de musique aux avions.

Moins effarent, de grandes balançoires faites de longs bambous sont érigées dans chaque village.

Attention car tout s’arrête au Népal du 8ème au 12ème jour.

 

Tihar ou Deepawali est la fête des lumières. Après avoir honoré une série d’animaux comme les vaches, les bœufs, les chiens, des lampes à huile et des bougies sont allumées sur les rebords des fenêtres et dans les maisons en l’honneur de Lakshmi déesse de la richesse. Une vraie féérie.

 

Teej est la fête des femmes. Celles-ci revêtent leur sari rouge de mariage et vont prier Shiva et Parvati dans les différents temples de la ville et chanter et danser. Une profusion de couleurs.

 

C’est pendant la fête de Indra Jatra que la Kumari est promenée sur dans son palanquin à travers les ruelles de Katmandou au milieu d’une foule en émoi.

 

Plusieurs fêtes mettent en branle des chars ré-assemblés pour l’occasion. ils vont transporter des statues de divinités d’un temple à l’autre.

A Katmandou pendant la fête de Seto Machhendranath un grand char tiré par des dévots est promené dans le sud de la ville.

A Patan un mois plus tard c’est la statue de Rato Machhendranath qui se retrouve sur un énorme char, un second suit avec la statue de son compagnon Jatadhari Lokesvara.

A Bhaktapur pendant la fête de Bisket Jatra deux chars sont tirés à travers les ruelles.

Se restaurer

Les restaurants ne manquent pas surtout à Thamel. Vous souhaitez manger local, thaï, chinois, indien, coréen, japonais, italien, français, mexicain,… pas de problèmes vous trouverez ce que vous recherchez.

Quelques adresses à retenir

  • Yak Restaurant, restaurant Tibétain au sud de Thamel, pas très cher et couru également par les népalais.
  • Dechenling, restaurant Bhoutanais dans un grand jardin au calme près de la Kaiser Library, très agréable.
  • Fire & Ice Pizzeria, restaurant Italien avec les meilleures pizzas de la ville, donc très fréquenté, mais ça en vaut la peine même si un peu cher.
  • Chez Caroline, cher mais dans un cadre magnifique. Une cuisine française de France dans une des cours d’un ancien palais restauré, le Babar Mahal. Au top.
  • Himalayan Java, une sorte de Starbucks local. Branché.

 

Souvenirs, souvenirs

Difficile de rentrer les mains vides depuis Kathmandu. Les boutiques et les colporteurs pullulent. Alors que ramener ?

  • des écharpes ou des châles en pashmina plus communément appelé cachemire
  • des fringues en coton de toute sorte et de toute couleur
  • des masques en papier mâché ou en bois
  • des bijoux en argent
  • des drapeaux de prière
  • des bols chantants
  • des statues de bronze
  • des thangkas
  • des tapis tibétains
  • de l’encens
  • des épices
  • du thé de Ilam
  • des livres
  • des posters
  • des CD
  • et pourquoi pas du matériel de trekking, attention aux imitations

 

Nous vous souhaitons un excellent voyage à la découverte de Katmandou, l’effervescente !

Quentin Urban & Michel Birouste

 

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Crédit photo : Michel Birouste avec nos remerciements.