Jodhpur, la ville bleue (Rajasthan, Inde)

Le Rajasthan est célèbre pour ses palais.

Un projet de voyage au Rajasthan évoque souvent les milles et une nuits, des monuments richement décorés, les étoffes, les bijoux…

Jodhpur n’est sans doute pas la ville la plus connue, pourtant elle mérite le détour. Elle se situe à l’ouest du Rajasthan, très proche du désert du Thar.

Mais avant de pénétrer dans la cité de Jodhpur je vous propose ci-dessous quelques repères sur le Rajasthan afin de profiter au mieux de votre voyage.

Scène de vie dans les rues de Jodhpur, Rajasthan, Inde

 

Le Rajasthan, un des 29 états de la plus grande démocratie du monde

Histoire du Rajasthan

L’état du Rajasthan a été créé  le 1er novembre 1956. Il est issu des anciens royaumes Rajputs qui étaient la caste princière et guerrière de l’Inde du Nord. Un temps sous domination Moghole, les britanniques passèrent avec eux des traités de protectorat sans les annexer. Ces traités ont permis une loyauté sans faille des princes à la couronne. À travers le respect que leur porte la population, les britanniques ont pu maintenir l’ordre et prospérer. Ces royaumes fusionnèrent avec l’Inde indépendante en 1947 moyennant une indemnité à vie pour les Maharajas. Cette indemnité a été supprimée en 1971 obligeant les princes du futur Rajasthan à se muer en exploitant foncier et transformant leurs demeures en hôtel ou chambres d’hôtes. Ils sont toujours très respectés de la population.

Géographie et population du Rajasthan

La superficie du Rajasthan est 342 239 km carrés (un peu plus que la moitié de la France métropolitaine); c’est le plus grand État indien. Il possède une frontière avec le Pakistan, située à 278km de Jodhpur.

Sa population était estimée en 2019 à 76,4400 millions d’habitants.

Les grandes villes du Rajasthan sont plutôt à l’est, la moitié ouest de l’Etat étant en grande partie couverte par le désert du Thar.

Jaipur est la ville la plus importante du Rajasthan, suivie de Jodhpur.

La répartition en fonction des religions s’établie comme suit :

88.45% d’hindous, 9 % de Musulmans, 1% de Sikhs,  1% de Jains.

Malgré ses nombreux palais et forteresses dont celle de Jodhpur, qui est la plus imposante, le Rajasthan est un état essentiellement rural. L’agriculture et l’élevage y tiennent une place très importante. Le revenu par habitant est un des plus faibles du pays et le taux d’alphabétisation est en dessous de la moyenne nationale.

Le poids des traditions est très fort au Rajasthan et même si on note une évolution, elles maintiennent les femmes dans une condition d’un autre temps. Ainsi dans les villages souvent les veuves même très jeunes n’ont pas le droit de se remarier et doivent rester cachées aux yeux des étrangers. Dans le meilleur des cas la belle famille continue à subvenir à ses besoins. L’accès à l’éducation pour les jeunes filles reste difficile, leur taux d’alphabétisation étant voisin de 50% contre environ 75 % pour l’ensemble de l’Inde.

 

Moment de vie à Jodhpur, Rajasthan, Inde

 

Climat

Au Rajasthan, le temps est sec et chaud toute l’année. La région peut connaître de longue période sans précipitations.

Mai et juin sont très chaud, le mercure passant régulièrement  au-dessus de 40°C voire 50°C, et le tourisme est plutôt déconseillé.

De juin à septembre, la mousson apporte une pluie bienfaitrice et rend l’air plus respirable.

De septembre à mars, les températures sont plus agréables avec des nuits parfois assez fraiches en novembre, décembre.

 

L’eau au Rajasthan : « chaque goutte compte »

Il  y a peu de cours d’eau au Rajasthan et les habitants comptent avant tout sur la mousson pour recharger les réservoirs et les nappes phréatiques.

Jodhpur et son environnement désertique

Depuis l’indépendance, le système d’approvisionnement en eau de l’Inde est géré par le gouvernement qui a privilégié les grands travaux et délaissé les méthodes de gestion traditionnelles, auparavant assurées par les habitants des villes et des villages. Ce système centralisé a vite montré ses limites, suite aux grandes sècheresses, créant de graves pénuries. De plus nombre de ces nouvelles installations sont devenues des dépotoirs ou déversoirs d’eaux usées.

Face à ces problèmes, les autorités redécouvrent soudain les systèmes traditionnels de collecte d’eau. Au Rajasthan il existait des centaines de bassins ou de réservoirs, des milliers de puits étroits et de lacs qui ont permis de collecter l’eau de pluie et où chacun était acteur de la préservation de la ressource. Les toits des maisons dans les villes étaient aussi utilisés pour canaliser cette eau.

L’expérience de retour à ces traditions dans le district d’Alwar a montré tout le bien fondé de ces méthodes ancestrales. Malgré un déficit de pluviométrie les nappes se sont rechargées et certaines rivières ont recommencé à couler.

Le gouvernement a décidé de faire de nombreux efforts pour la reconstruction de ces systèmes de collecte des eaux de pluie. Mais il faut maintenant refaire prendre conscience à la nouvelle génération indiens, habitués à la main mise de l’état de la gestion de l’eau qu’ils ont un rôle primordial rôle. La solution serait sans doute d’allier le savoir-faire traditionnel à la science et la technologie moderne.

 

Voyager au Rajasthan

Le Réseau routier

Suite à la présence britannique, les véhicules roulent à gauche. Il s’agit d’une habitude relativement facile à acquérir.

Le réseau routier est en pleine mutation, de nombreuses autoroutes étant en construction.

Le déplacement sur les routes nationales où le klaxon et la loi du « plus imposant » est la règle est relativement stressant pour un occidental. On conduit au milieu de la chaussée et l’on s’écarte au dernier moment. Ces axes sont en plus surchargés de camion, bus et il n’est pas rare de croiser des troupeaux.

Voyager en avion

Outre Air India, de nombreuses compagnies desservent les villes du Rajasthan : Jet Konnect, Indigo, Go Air…

 

 Voyager en train

Il est possible de se déplacer en train au Rajasthan. Mais il convient de bien préparer son voyage. En effet il existe une multitude de catégories de trains et jusqu’à 8 classes !

Un train rapide (shatabdi) relie Delhi à Jaipur en 2h30.

Bon à savoir : dans les grandes villes comme Jodhpur il existe des guichets réservés aux étrangers ; tous les trains sont en principe équipés de toilettes ; les gares disposent de consignes ; il est possible la plupart du temps de se faire servir un repas chaud à bord mais il faut penser à se munir d’eau minérale avant de monter à bord.

En dehors des trains rapides la vitesse moyenne est de 50 km/h

Voyager en bus

Au Rajasthan, vous pouvez circuler dans des bus de luxe (mais il ne faut pas craindre la diffusion à fort volume des dernières productions de Bollywood) ou en bus ordinaires souvent surchargés ou à la conduite « sportive » ;  réservés aux voyageurs les plus aguerris !

Bon à savoir

Bien qu’à proximité, le Taj Mahal, situé dans la ville d’Agra, ne fait pas partie de l’état du Rajasthan mais de l’Uttar Pradesh.

 

Pourquoi voyager au Rajasthan avec Rencontre au bout du monde ?

Voyage à Jodhpur avec Rencontres au bout du monde

Rencontres au bout du monde est un voyagiste dont les structures fonctionnent sur le mode associatif. En tant que voyageur vous êtes adhérent de l’association et donc possédez un droit de regard sur les comptes et le fonctionnement. L’assemblée générale se tient sur 4 jours où nous rencontrons d’autres voyageurs, certains hôtes ;  dans une ambiance conviviale nous découvrons le monde des voyages.

Rencontres au bout du monde est adhérent à l’ATES qui au travers d’une charte défend des valeurs d’éthique, de solidarité et de transparence.

Avant de partir, une audioconférence vous permet de lever vos dernières interrogations.

Le voyage alterne les séjours chez l’habitant et les visites des incontournables. Chez l’habitant les conditions d’hébergement sont sommaires mais ainsi nous sommes au plus près de la vie locale et plus facilement considérés comme des invités. Dans les villes, les hôtels sont typiques, de bon confort mais il ne s’agit jamais  de “résidence pour touristes occidentaux”. Le groupe de petite taille permet une flexibilité pour la restauration et les découvertes.

Les guides sont formés localement mais ne sont pas conférenciers ; ils ont malgré tout une bonne connaissance de la civilisation indienne et surtout vous parleront de la vie quotidienne.

Rencontres au bout du monde étant adhérent à l’ATES, vous avez la certitude que votre argent est correctement employé :

  • Frais de structure très réduits
  • Rémunération très correcte des intervenants
  • Abondement d’un fonds de développement pour des projets solidaires auxquels vous pouvez vous-même participer au travers des groupes pays
  • Du fait du niveau de rémunération des intervenants il est conseillé de ne pas donner de pourboire, moment toujours difficile pour les occidentaux ; mais un cadeau est toujours le bienvenu !

 

Jodhpur la ville bleue

Vue sur Jodhpur depuis la forteresse Merangarh

La ville de Jodhpur s’étend sur 95,5 km² et compte 1 137 815 habitants
Jodhpur est le nom anglais de la ville.
Le surnom de la ville est “Shekhawat” du nom d’un clan Rajput.

 

Pourquoi Jodhpur la ville bleue ?

Cette couleur bleue concernait à l’origine les habitations du quartier de la caste des Brahmanes. Cette pratique a gagné peu à peu l’ensemble de la vieille ville. La légende voudrait que cette couleur protège des moustiques mais il s’agit avant tout de se prémunir des ardeurs du soleil.

Qu’est ce que la caste des Brahmanes ?

En Inde, malgré son abolition, le système des castes reste bien présent. Par ordre d’importance croissante les plus connues sont les serviteurs, les commerçants, les guerriers, les prêtres (Brahmanes). Mais il existe en fait une multitude de sous castes dans lesquels un occidental peine à s’y retrouver. Par contre, lorsqu’ils se rencontrent, les indiens paraissent s’y reconnaitre. Ainsi nous nous sommes aperçus que notre guide de la caste des guerriers bénéficiait d’un certain respect. Enfin en dehors de ces castes reste une immense population : les dalits (hommes brisés, opprimés) plus connus sous le nom des Intouchables.

 

Se rendre à Jodhpur

En train : plusieurs liaisons de nuit depuis Delhi (11 heures), et de Jaipur (5h00).

En bus : ce moyen de transport dessert de nombreux points d’intérêt  au départ de Jodhpur : Ajmer, Bîkaner, Jaipur, Jaiselmer, Udaipur mais les trajets prennent plusieurs heures.

En avion : Vols depuis Bombay, Jaipur, et Delhi.

 

Pourquoi y aller ?

Pour la vieille ville, les palais, la forteresse, le marché, la proximité du peuple Bishnoïs,  le désert du Thar… il y a tant de raisons de venir à Jodhpur !

 

Les principales fêtes à Jodhpur

Début d’année : Foire aux animaux de Nagaur la deuxième du pays après Puskar

Février : Festival de musique sacrée du monde entier avec concerts donnés dans la forteresse.

Octobre : Festival de musique traditionnelle ; spectacle de danse et chants donnés dans la forteresse.

 

Que voir à Jodhpur ?

Elle nous frappe d’entrée, lorsque l’on arrive à Jodhpur, malgré ses murailles de la couleur du rocher pour mieux la fondre dans le paysage : il s’agit de la forteresse de Mehrangarh qui trône sur un rocher de 120 m de hauteur. 

 

La forteresse Merangarh de Jodhpur

Cette imposante construction était le refuge du clan des Rathores (à ne pas confondre avec les Rajputs avec lesquels ils livrèrent des luttes incessantes) et auquel appartenait le fondateur de la ville de Jodhpur, Rao Jodha.

La construction a commencé en 1459 et ne s’est achevée qu’au 17ème siècle. Combien d’efforts et quel talent a-t-il fallut déployer pour bâtir ce monument majestueux !

En effet même si ce qui nous frappe avant tout est l’imposante muraille d’environ 100 m de haut qui l’entoure, l’intérieur de cette enceinte révèle de nombreuses merveilles.

Pour y accéder il faut franchir plusieurs portes :

La Jai pol première porte du fort construite pour célébrer la victoire sur les armées de Jaipur

La lakna Pol qui porte la trace des boulets de canon tirés lors de la bataille contre les armées de Jaipur

La fateh Pol érigée pour célébrer la victoire face aux Mongols et devenue inutile suite aux agrandissements

Loha Pol (la porte de fer)  avec des pointes de fer au niveau de la tête des éléphants afin d’empêcher les coups de bélier de l’animal lors des assauts

La montée jusqu’à la porte de fer s’effectue en lacets afin de briser l’élan de l’assaillant. Cette porte est elle-même décalée par rapport à la rampe d’accès.

A proximité de cette porte des empreintes de mains rappellent une coutume barbare : la sati

La sati :

Lors du décès de leur époux les veuves avaient le devoir de s’immoler sur le bucher du défunt. La sati fut interdite en 1827 car on s’en doute il s’agissait la plupart du temps de meurtre et non pas d’une pratique dévotionnelle volontaire.

Elle serait encore de nos jours pratiquée (très rarement) mais surtout dans le but de dissimuler un meurtre même s’il est difficile d’avoir des preuves…

Après avoir franchi la porte de fer de la forteresse de Jodhpur :

Nous voilà maintenant plongés dans les mille et une nuits : la visite se poursuit par une succession de merveilles :

  • Façade du palais en grès rouge finement ciselée
  • Magnifique collection d’objets royaux comme les Howdahs (nacelles fixées au dos des éléphants) dont une en argent, les palanquins, miniatures, tissus anciens.
  • Au fur à mesure de la visite, nous pénétrons dans diverses cours en pierre ouvragée aussi finement que de la dentelle, dans les appartements royaux richement décorés.
  • Enfin les appartements réservés aux femmes qui devaient rester à l’abri des regards mais pouvaient observer derrière les jalis finement ciselés. Traditionnellement ces femmes devaient suivre les seize  de beauté sensés apporter prospérité au couple : brossage des dents, coiffure, bain, raie rouge dans les cheveux, henné sur les paumes, coiffure, pâte rouge sous la plante des pieds, point rouge au milieu du front, noix de bétel pour rougir les lèvres etc … De quoi occuper une bonne partie de la journée !

Une fois sorti de la forteresse, il ne faut pas manquer d’effectuer la visite des remparts qui offre des vues spectaculaires sur la ville. La promenade aboutit à un petit temple et s’effectue en aller et retour.

Enfin on peut terminer par le Chokelao Garden. Ce jardin aménagé pour le plaisir du souverain avait été laissé à l’abandon. Réhabilité il  a retrouvé son lustre d’antan.

Insolite :

Des tyroliennes ont été installes pour découvrir d’une autre façon la forteresse. Leur départ est situé au Chokelao Garden.

Le saviez-vous ?

Le palais appartient toujours au Maharaja de Jodhpur

 

Jaswant Thada

(Attention à bien se déchausser pour la visite)

Un peu contrebas du fort Mehrangarh, au milieu d’un petit jardin, on peut faire une halte au niveau d’un palais de marbre blanc. Il s’agit du « Jaswant Thada », un mausolée dédié au Maharaja Jaswant Singh II. Il fut construit sur le lieu où le Maharaja fut incinéré en 1895.

 

La vieille ville de Jodhpur

Une fois la visite du fort terminée il est conseillé de redescendre à pied vers la vieille ville. C’est ici que se trouve toute l’âme de Jodhpur. Un labyrinthe de ruelles sinueuses, des échoppes improbables, les maisons bleues, les temples du plus simple au plus sophistiqué. Et aussi un certain calme rare dans les villes du Rajasthan.

Pas de risque de se perdre. Petit à petit la foule grandira et devrait vous mener sous la tour de l’horloge au marché de la ville (Sardar Bazar)

 

Le marché de Jodhpur (sardar bazar)

Vers les années 1900 le Sardar Singh décide de créer un espace ouvert sur le modèle de la ville occidentale. Il fait donc raser un entrelacement de maisons afin de créer une place qui porte aujourd’hui son nom et y rajoute une tour monumentale.

A ces pieds, tous les jours, se tient le grand marché de Jodhpur. Les échoppes d’artisans y côtoient les marchands ambulants, les stands de légumes aux multiples couleurs. On y trouve les cotonnades peintes spécialité de Jodhpur ; Toute la technique consiste par un système complexe de nœuds ou calfeutrage à ne teindre d’une couleur que certaines partie et à préserver les autres. Si vous le désirez,  vous pourrez faire tatouer sur vos mains de somptueux motifs au henné (et donc non permanent).

 

Umaid Bhawan

Avec ses salons de réception gigantesques et ses 347 chambres, il s’agit du plus grand palais du monde. Sa construction a été décidée  en 1929 par le Umaid Singh alors que la région faisait face à une terrible famine suite à la sècheresse. Les plans furent confiés à l’architecte anglais Henry Vaughan. Il donnera ainsi du travail à des milliers d’indiens pendant 14 ans. Une partie du palais a été transformé en boutiques et hôtel de luxe. Une aile est réservée au maharaja qui est toujours propriétaire du bâtiment.

 

 

A voir aussi lors de votre voyage à Jodhpur

 

Le peuple bishnoïs 

Ce peuple vit à environ  une quarantaine de km de Jodhpur ;  Bishnoïs signifie 29 car ils doivent respecter 29 règles éditées par leur maitre spirituel Jambolhi. Ce sont des écologistes de la première heure et ont un grand respect pour la faune. Lors d’une visite il n’est pas rare de voir des antilopes brouter paisiblement. Leurs coutumes sont éloignées de celles des indous : pas de temple, pas de dot pour la fille lors d’un mariage, inhumation des corps.

 

 

Mandore (10 km de Jodhpur)

Cité à la porte du désert offrant des jardins luxuriants peuplés de singes. Ancienne capitale elle abrite la nécropole des maharajas. A proximité des temples et cénotaphes royaux se trouvent la galerie des héros : 16 effigies ont été taillées de manière relativement grossière dans le rocher.

 

Osiyan

Gros village dans lequel se hissent une douzaine de temples coiffés d’un shikara.

 

Le lac Balsammand (10 km de Jodhpur)

Si l’effervescence de la ville vous pèse vous pouvez vous rendre sur les berges de ce lac. Vous profiterez de jardins plantés d’arbres fruitiers et rosiers, au milieu de senteurs et multitude de couleurs

 

Le désert du Thar

Débutant aux portes de Jodhpur il s’agit du 9 ième désert du monde. En progressant vers l’Ouest la steppe se raréfie pour laisser place aux dunes.

Jean-Marie Vidal

Nos suggestions de voyages pour découvrir Jodhpur :

 

 

Crédit photo : Semaryp et Dominique Verneuil, avec nos remerciements.